INITIATIVE FOR PRACTICES AND VISIONS OF RADICAL CARE


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I
L’Initiative for Practices and Visions of Radical Care
, fondée en 2020 dans la région parisienne, est un groupe diversifié de praticien·nes des arts, de l’artisanat, des philosophies, des soins et de la thérapie, dont les membres sont issu·es d’horizons géographiques divers. Ni collectif classique, ni structure rigide, l’Initiative recherche et réinvente des modes d’institutionnalisme durables. Fondée sur des amitiés et des liens professionnels, elle fonctionne comme un écosystème et encourage l’interdépendance et la solidarité au-delà de l’identité. L’accent mis sur le care est mis en œuvre sous la forme d’un flux d’activités qui nourrissent des individus et soutiennent des liens sociaux, environnementaux et politiques, en se concentrant autant sur les processus et les méthodes que sur les résultats. Par le biais d’initiatives artistiques et curatoriales fluides, l’Initiative explore les langages, les énergies, les histoires, les paysages, les corps et les matériaux qui reflètent une relation non-extractive et sensible à l’humain et au non-humain

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Poetics of Tasting : a Tale of Resistance


AWARE, Villa Marie Vassilieff, 21 Avenue de Maine, 75015 Paris

13 mai 2025


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Pour sa troisième édition du programme « Care as Methodology », l’Initiative a le plaisir de présenter Poetics of Tasting : a Tale of Resistance, développée en collaboration avec les collectifs INLAND, Basta Theatre et La Famille Rester.Étranger. Ce programme a été conçu suite à une invitation d’AWARE : Archives of Women Artists, Research and Exhibitions.

Poetics of Tasting explore la mémoire culinaire à la fois comme un lieu de transmission culturelle et une pratique active de résistance. Les recettes ne sont pas simplement envisagées comme des instructions, mais comme des répertoires alternatifs de savoirs, des formes d’épistémologie incarnée qui renferment des histoires, des gestes et une mémoire locale dépassant le simple langage écrit.

Le public est invité à s’immerger dans ces récits par le biais de sensations et de dialogues performatifs avec les collectifs participants. Les expériences sensorielles telles que le goût, le ou le touché deviennent essentielles pour comprendre comment les savoirs culinaires reflètent les conditions affectives et sociales dans lesquelles la nourriture est préparée, partagée et remémorée.

Les recettes fonctionnent comme des archives vivantes, transmettant des pratiques culturelles à travers les générations et les territoires, et préservant des identités et ce, même dans des contextes marqués par la dépossession, le déplacement ou l’exil. La transmission du goût, à travers la texture, le parfum, la chaleur créé ainsi un sentiment de communauté, en particulier dans les contextes d’absence physique.

L’incapacité de cuisiner ou de partager un repas, comme c’est le cas pour les communautés contraintes à l’isolement, perturbe la continuité de la mémoire culturelle et du sentiment d’appartenance à cette communauté.
 

Crédits photographiques: Marion Mille, Zala Norčič